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mercredi 7 décembre 2011

IV.3 Croissance tardive de la mandibule

1)     par rapport au maxillaire elle se termine plus tard ;
2)     selon la typologie (rotation antérieure ou postérieure) => penser à l'hyper-rotation antérieure ou l'hypo-rotation antérieure ;
3)     elle est imprévisible dans son intensité et sa durée => pronostic difficile.
V.    Conclusion
-        La croissance de la mandibule est complexe parce qu'il existe beaucoup de phénomènes qui agissent, interagissent sur des régions +/- ciblés ;
-        La connaissance des phénomènes de la morphogenèse mandibulaire permet de comprendre l'évolution des dysmorphoses et les actions mécaniques que l'on peut y appliquer

IV. Mandibule et ODF


IV.1    Mandibule et traitement
1)     Sens sagittal : traitement des brachy- rétro- pro- et dolichomandibulie : action sur l’ATM freine ou active sa croissance ;
2)     Sens vertical : du fait de la participation de la mandibule à l’établissement des dimensions verticales de la face. Direction de croissance (BJORK) est à prendre en compte + effets parasites ou recherchés des appareillages (TIM, FEO (égression molaire)).
IV.2    Mandibule et pronostic
1)     Evaluation métrique du type facial :
a.      Type de croissance de TWEED ;
b.     Axe facial de RICKETTS ;
c.      Axe Y de BRODIE.
2)     Evaluation descriptive du type facial :
a.      Classification typologique de BJORK.
-        è L’évaluation du caractère évolutif de la dysmorphose dans le contexte de typologie spécifique => pronostic +/- sombre

La polymérisation ou la mise en moufle

La mise en moufle
Lorsque la constriction des maquettes en cire est terminée sur articulateur, elles sont essayées au cabinet dentaire, les modification secondaires sont alors apportées :
- par le praticien pour ce qui intéresse l’esthétique qu’il est seul à pouvoir apprécier.
- par le prothésiste technicien au laboratoire en ce qui concerne les retouches fonctionnelles.
Quand l’ensemble est jugé satisfaisant, il faut transporter ces maquettes en cire en prothèse définitive en résine.
Définition de la mise en moufle :
C’est une méthode qui constitue à prendre d’une maquette en cire un moule en deux parties séparables, à éliminer alors la cire et à combler l’espace vide obtenu avec de la résine.
Cette opération se fait dans un moule dans lequel on coule du plâtre que l’on appel : moufle qui se compose en général de 3 parties : une partie inférieure en forme de cuvette, et une partie supérieure qui s’emboîte exactement sur l’inférieur (contre partie), et un couvercle ou des clavettes ou des brides.
Préparation des modèles et des maquettes avant la mise en moufle :
- gratter sur le modèle lui-même, le joint postérieur après l’examen endo-buccal.
- coller des feuilles d’étain aux endroits nécessitant des décharges.
- la cire dans la région vestibulaire sera sculptée en fonction de l’esthétique en se souvenant que :
* les papilles inter dentaires sont pleines, arrondies, et jamais vidées.
* il n’y à aucune surface plane en bouche.
* la fibromuqueuse n’est pas lisse mais granitée, et renvoie ainsi la lumière dans toutes les directions.
Il est bon tout au moins dans la région antérieure d’essayer d’obtenir cet aspect.
- sur la surface palatine on recherche une épaisseur aussi mince et régulière que possible, le meilleur moyen d’obtenir ce résultat est d’utiliser :
* si on veut une surface lisse, une feuille de cire 10/10.
* si l’on préfère une surface granitée, il faut mettre d’abord une feuille de cire 6/10 puis une feuille de cire granitée 4/10.
* si l’on désire en même temps la reproduction des papilles palatines, il faut d’abord appliquer une feuille de 6/10, sculpter les papilles et mettre sur le tout une feuille de cire granitée.
- coller la maquette au modèle de plâtre pour éviter tout déplacement dans les manipulations ultérieures.
La mise en moufle :
Choix du moufle :
Il faut choisir un moufle adapté aux modèles et surtout d’usage facile.
Impératifs d’une mise en moufle :
La mise en moufle doit obéir aux impératifs suivants :
- être effectuée dans un moufle de longueur et de largeur en relation avec le volume du modèle et de sa maquette.
- assurer une épaisseur de plâtre en tout point excédant de 1cm.
- assurer la séparation des différentes parties du moufle.
- prévoir et compenser toutes les expansions de la résine acrylique en cours de polymérisation.
- supprimer, éliminer tout risque de surépaisseur de distorsion et de porosités.
Technique d’élimination de la cire : ébouillantage
- vérifier l’absence de toute trace de cire résiduelle sur les dents pour être certain de retrouver très précisément leur place plus tard après ébouillantage.
- vérifier que la hauteur du modèle permet que sans toucher le fond de la partie inférieure du moufle les dents sont sensiblement au milieu de la partie supérieure en plâtre.
- vaseliner l’intérieur du moufle.
- mouiller le plâtre du modèle, ou le vernir ou encore l’enrober dans une pièce d’étain.
- préparer de façon classique du plâtre.
- remplir la cuvette du moufle.
- poser dans la cuvette garni de plâtre l’ensemble modèle-maquette.
- faire en sorte que le plâtre encore moue vient à un niveau tel que tout ce qui reste apparent soit de dépouille dans le sens vertical, celui de la séparation des deux parties du moufle.
- avant la prise définitive lissant sur l’eau le plâtre visible.
- attendre la prise du plâtre puis vernir ou passer un isolant.
- mettre en place la partie supérieure du moufle.
- préparer à nouveau du plâtre, le couler dans le moufle, poser le couvercle et maintenir le tout sans presser pendant la prise du plâtre.
- avant d’ouvrir le moufle, le mettre pendant quelques minutes dans l’eau chaude pour ramollir la cire.
- enlever complètement la cire du moufle et éliminer toute trace de cire à l’eau bouillante, additionner de détergent.
- passer sur toute la surface du plâtre un vernis à chaud pour éviter que le monomère soit absorbé par le plâtre et que l’eau ne pénètre dans la résine pendant la polymérisation.
Matériau utilisé : la résine
La principale résine utilisée est une résine acrylique, il s’agit d’un poly méthyle méthacrylate, c’est au départ une résine transparente qui est colorée dans n’importe quelle nuance, et à des degrés différents de translucidité.
Elle est dure, de densité de 1.20, stable, et se ramollie à 125° d’usage très facile elle se présente :
- un liquide, et le monomère est le méthyle méthacrylate.
- une poudre composée de grains sphériques pouvant être polymérisées à partir du monomère chauffé, le poly méthyle méthacrylate.
Le rapport poudre – liquide à une influence sur la structure finale de la résine, plus on augmente la quantité du polymère et plus la réaction de polymérisation est rapide, et il faut utiliser suffisamment de liquide pour mouiller toutes les perles du polymère.
La réaction mono polymère passe par différents stades mais celui qui nous intéresse est le stade de la gélification, l’ensemble devient pâteux et n’adhère plus aux parois du récipient du mélange.
C’est à ce moment la qu’il faut l’introduire dans le moufle, ne pas attendre que la masse devienne caoutchouteuse.
Tout eau incorporé dans la résine durant la prise soit accidentellement soit à partir du plâtre accélère la polymérisation, change la teinte et peut faire apparaître des craquelles d’où la nécessité du vernissage du moufle.
Vernissage du moufle :
Le plâtre étant un matériau avide de liquide donc il peut absorber le monomère liquide donc de compromettre le résultat final, de ce fait il faut utiliser des isolants capables de :
- assurer un démouflage sans risque de fracture.
- rendre plus aisée la séparation de la prothèse de son modèle.
- permettre la récupération du modèle.
- prévenir toute réaction clinique primaire ou secondaire entre la résine et le plâtre.
- interdire toute union physique entre le plâtre et la résine.
- supprimer tout risque de pénétration du monomère dans le plâtre ou toute vapeur d’eau dans la résine.
- être inerte.
- être insoluble dans l’eau et le monomère (indoleable).
- être de manipulation aisée.
Mise en place de la résine :
La réaction de polymérisation est exothermique, et le point d’ébullition du monomère est très peu supérieur à 100°C, si à l’intérieur de la résine cette température est dépassée on notera l’apparition de porosités internes dues à la formation de bulles engendrée par l’ébullition du monomère.
Un retrait de durcissement est souvent mis en évidence au niveau du joint postérieur d’une prothèse supérieure ce qui justifie le grattage du post dame.
Le procédé de mise en place de la résine dépend du moufle utilisé :
Moufle classique :
Après malaxage énergique de la résine celle-ci est moulée en forme de boudin et posée sur les dents dans la partie supérieure du moufle, une feuille de cellophane est placée sur la résine et un essai de fermeture est effectué sous pression en serrant à fond mais lentement et progressivement pour que la pâte s’étale régulièrement.
Après on ouvre le moufle et on retire la feuille de cellophane et on supprime les excès de résine qui s’étend sur le plâtre, le moufle est alors fermé définitivement.
Moufle à injection :
La résine est forcée dans le moufle fermé occupant ainsi l’espace laissé par l’air évacué par un évent, et permettant le contrôle du bon remplissage du moufle.
Polymérisation à chaud : de la résine à la cuisson
- placer le moufle dans l’eau à 65°C.
- maintenir cette température pendant 90 minutes environ.
- porter la température de l’eau à 100°.
- laisser retomber la température du bain marie à 80°.
- sortir le moufle.
- laisser refroidir pendant 30 minutes.
- mettre sous un couront d’eau froide pendant 15 minutes.
- procéder au démouflage.
Remarque :
A partir de ce moment, et mise à part les temps de travail la prothèse en résine doit être conservée dans l’eau, la résine en effet absorbe une certaine quantité d’eau jusqu’à saturation.
D’autres part en milieu sec une partie de cette eau est rejetée entraînant une distorsion secondaire par déshydratation.
[C’est pour ça les vieux mettent leur prothèse dans l’eau en raison de la distorsion, absorption de la salive, elle n’absorbe pas la salive donc elle est rétentive, car saturée d’eau qu’elle à absorbée]
Les porosités :
Elles constituent un écueil majeur de la polymérisation, elles sont dues à :
- la présence d’humidité dans le gel avant le bourrage (mono polymère).
- le mélange polymère monomère non homogène (sphérules de poudre non au contact avec le monomère).
- isolant de mauvaise qualité ou mal répartie permettant le passage de l’eau du plâtre ou l’absorption du monomère par le plâtre.
- élévation trop rapide ou trop brutale de la température pendant la cuisson.
Grattage et finition :
Lorsque la cire à été bien finie, le grattage est très réduit il suffit de :
- passer un papier verre.
- le polissage : il se fait d’abord avec la pierre ponce et une brosse à poils longs et souples, et beaucoup d’eau pour éviter l’échauffement.
Lorsque la résine est brillante on peut lustrer en utilisant des pâtes grasses en pain et un disque en peau de chamois ou une brosse en poils de mouton.
La réussite de la mise en moufle est le résultat d’un travail bien entrepris depuis la prise d’empreinte, il s’agit du finish et sa réussite est très importante

L’occlusion équilibrée bilatérale

L’occlusion équilibrée bilatérale
L’édentation se caractérise par la disparition d’un élément constituant essentiel du système stomatognathique : les dents et leurs tissus de soutien, il en résulte des perturbations sévères au niveau des différentes fonctions assurées par le système : désordre phonétique, réflexes de la déglutition modifiés, mais surtout la perte de la fonction occlusale.
La fonction occlusale :
La mandibule s’articule avec le crâne par deux types d’articulations :
- les ATM qui permettent la mobilité de l’os et son attachement par rapport au crâne.
- l’engrènement dento-dentaire qui assure la fonction occlusale.
Celle-ci joue un rôle essentiel dans la mastication mais également très important dans la phonation et la déglutition.
L’articulation dento-dentaire, inter arcade est le facteur prédominant du centrage de l’os mandibulaire par rapport au crâne : l’intercuspidation maximale constitue un stop d’arrêt précis du mouvement d’élévation de la mandibule déterminant ainsi la dimension de l’étage inférieur de la face, d’autre part cette IM induit le centrage de la mandibule dans les ATM.
Les restaurations prothétiques des édentations totales bi maxillaires devront donc répondre à un double impératif :
- reconstituer le système dentaire disparu pour permettre de retrouver la fonction occlusale.
- s’intégrer harmonieusement d’un point de vue physiologique au sein des éléments subsistants du système stomatognathique à savoir les ATM, leurs ligaments, le système neuromusculaire qui permet le contrôle des mouvements fonctionnels.
La différence entre la denture naturelle et la prothèse totale :
1- les dents naturelles sont fixées indépendamment les unes des autres (attache individuelle) aux maxillaires par un système desmodontal qui leur est propre.
Les dents prothétiques sont toutes fixées solidairement sur la même base qui repose sur une muqueuse souple (attache collective).
2- si une malocclusion intervient au niveau d’une dent naturelle son effet est limité au début à cette dent et à sa région.
Si une malocclusion affecte une dent prothétique, elle intéresse la totalité de l’arcade car toutes les dents sont solidaires et les plaques bases répercutent à distance les effets de cette malocclusion
3- la dent naturelle peut s’adapter à une malocclusion (migration, rotation, ingression), et de ce fait la réaction pathologique est différée.
Les possibilités d’adaptation prothétique sont nulles de sorte qu’une malocclusion entraînera une réponse pathologique immédiate (déplacement de la prothèse, irritations muqueuses).
Le rôle de l’occlusion en prothèse totale :
La réhabilitation d’une occlusion équilibrée bilatérale est clé du succès dans le traitement des édentations totales bi maxillaires, en effet l’adhésion et la sustentation des bases prothétiques sur la muqueuse sont sous la dépendance du facteur occlusal en priorité (des prothèses très bien conçues mais défaillantes sur le plan occlusal perdent leur rétention).
De ce fait la réhabilitation d’une occlusion équilibrée bilatérale en prothèse totale joue trois rôles essentiels.
1- La préservation des tissus de soutiens :
La conservation des crêtes osseuses est sous la dépendance directe des forces qui s’exercent sur elles, en effet la base prothétique transmet les forces occlusales aux tissus de soutien dont l’intensité et l’orientation peut entraver une stimulation physiologique ou une résorption accélérée.
2- Assurer la stabilité des prothèses :
Les contacts occlusaux statiques et dynamiques engendrent des forces orientées par les versants cuspidiens, le contrôle de ces forces par de bons enregistrements cliniques, un montage des dents convenables, et une équilibration finale soignée assurera la stabilité prothétique.
3- La restauration des fonctions de mastication, phonation, et de déglutition :
- l’efficacité masticatoire est sous la dépendance de la position d’intercuspidation maximale.
- la phonation est tributaire du montage et surtout des dents antérieures.
- la déglutition provoque les contacts inter dentaires les plus nombreuses et les plus longs.
La position d’IM en relation centrée permet d’assurer cette fonction efficacement sans déplacement des prothèses.
Impératifs d’une relation équilibrée :
1- Stabilité en relation centrée :
En prothèse totale, l’intercuspidation maximale doit toujours être recherchée en relation centrée, elle est universellement adoptée comme position thérapeutique en prothèse totale.
Dans cette position, les prothèses doivent être parfaitement stables, le résultat est obtenu grâce à un enregistrement précis des rapports inter maxillaires, un montage, et une équilibration aboutissant à des contacts égaux et répartis également entre les prothèses, tant dans le sens antéropostérieur que transversal.
Les contacts cuspidiens doivent s’effectuer au fond des fosses et non sur les versants ce qui entraînerait le déplacement des bases.
2- Réalisation d’une occlusion balancée :
La recherche d’une stabilité prothétique à été à l’origine du concept de l’occlusion balancée (Gysi), ce concept préconise un montage des prothèses en protection canine (ils constituent une minorité).
Les avantages d’une occlusion équilibrée en prothèse totale :
- si les aliments s’intercalent entre les dents sur l’un des côtes de l’arcade ce n’est que pour peu de temps, lois de la mastication : il y à rapidement des contacts brefs à traire le bol alimentaire.
- la plus part du temps, il n’y à rien d’intercale et l’avantage de l’équilibre en occlusion centrée et excentrée est évident et utile dans tous les milliers de contact journaliers lors de la mastication.
- une pression égale sur toutes les parties des arcades dentaires fournit une rétention potentielle pour les moments ou la stabilité des prothèses est soumise à un effort soudain.
Les facteurs qui régissent la réalisation d’une occlusion balancée ont été énumérés par Hanau et formulés par Thieleman.
Les autres cinq facteurs qui ont des relations étroites sont :
- l’inclinaison du trajet condylien IC.
- l’inclinaison du trajet incisif II.
- la hauteur des cuspides HC.
- la courbe de compensation CC.
- le plan d’occlusion PO.
La formule de Theilman s’écrit ainsi :
IC * II
——————— = équilibre
CC * PO * HC
En prothèse totale nous pouvons agir sur les 4 facteurs modifiables II, HC, CC, PO, seul la pente du trajet condylien est un facteur que nous devons enregistrer sur le patient.
L’occlusion balancée en prothèse totale ne nécessite pas le contact de toutes les dents entre elles.
Elles peuvent être considérées comme équilibrées si 3 points sont en contact, par exemple :
Côté travaillant : un contact vestibulaire entre la 2ème molaire supérieure et la 2ème molaire inférieure, et un contact de la canine supérieure avec la canine inférieure.
Côté non travaillant : un contact de la cuspide linguale de la 2ème molaire supérieure avec la cuspide vestibulaire de la 2ème molaire inférieure.
Toute fois, il est préférable d’obtenir des contacts maximum sur toutes les cuspides travaillantes et un petit nombre (moins) sur le côté non travaillant.
3- Liberté en occlusion centrée :
Ce point est controversé, l’école gnathologique préconise une position centrée bien définie et ne peut-être abandonnée que pour des excursions latérales coordonnées à partir de cette position.
Pour d’autres, une certaine liberté (Wide centric, freedom in centric) est nécessaire pour compenser un glissement des bases sur les muqueuses.
4- Efficacité de l’action Secante et Broyante :
Le choix des dents est prépondérant, de leur efficacité dépend la diminution de l’effort musculaire et des traumatismes au niveau des tissus de soutiens.
Les dents cuspidées sont préférables aux dents plates, les dents en porcelaine aux dents en résine.
Les faces occlusales en métal coulé sont incontestablement les plus efficaces

La prothèse immédiate

La prothèse immédiate
Il s’agit d’une prothèse transitoire (ou provisoire) conçue avant les extractions et insérée juste après celle-ci.
L’objectif :
- le remplacement sans transition des organes dentaires.
- la préservation de l’aspect esthétique.
- la conservation de la DVO primitive.
- la préservation de la phonation.
- l’amélioration du processus de cicatrisation et l’ostéogenèse.
Les indications :
- la position sociale.
- la vie affective : le patient trouvera toujours humiliante et dégradante la période d’édentation.
- l’âge : les jeunes sont beaucoup plus pressés que les vieux.
- les circonstances particulières : les fêtes, les mariages.
Les contres indications :
- une santé défaillante : cardiopathie, affection sanguine, diabète.
- la présence de foyers infectieux.
Avantages :
- la conservation de l’intégrité des structures musculaires et articulaires.
- la préservation de l’ATM.
- l’adaptation à la prothèse définitive.
- éviter la résorption.
Inconvénients :
- le coût et le temps de réalisation élevé.
- des rebasages fréquents.
Technique de réalisation de la prothèse immédiate :
- prise d’empreinte préliminaire à alginate, et la coulée au laboratoire : elle permet de conserver les documents prés extractionnels POP, DVO, RC, forme et dimension des dents.
- empreinte secondaire : confectionner un PEI, et on met sur les dents un peut de cire puis de la résine au dessus.
- prise d’empreinte de travail.
- ajustage du PEI.
- faire un joint périphérique.
- prise d’empreinte avec un matériau plastique au tiochol, éviter la pâte à oxyde de zinc eugénol.
- la coulée de l’empreinte, la confection des bourrelets d’occlusion, prise d’occlusion, DVR, DVO, et le montage des dents.
- la préparation du patient : une antibiothérapie la veille puis le mettre sous hémostatique.
- construction de la prothèse au laboratoire : le but est de supprimer les dents naturelles existantes sur le modèle et de les remplacer par des dents artificielles et de transférer la maquette ainsi obtenue en une prothèse bien finie.
En clinique on fait des extractions avec régularisation des septums et élimination des épines saillantes, on peut utiliser un produit de mise en condition tissulaire, et sutures.
Mettre la prothèse en bouche.
Les doléances :
- ne pas retirer la prothèse les premières 24 heures.
- mettre de la glace les premières heures.
- prendre des sédatifs s’il à mal.
- une nourriture liquide.
- 24 heures après retirer la prothèse avec précaution, elle sera lavée avec du sérum, et la surface d’appuie sera examinée et dépourvue de pansement qui sera remplacé par le matériau de mise en condition tissulaire.
La prothèse immédiate constitue un procédé de choix pour réduire au minimum le difficile passage de l’édentement partiel à l’édentement total, elle accélère la cicatrisation et permet l’adaptation rapide à la nouvelle prothèse

Rebasage en prothèse totale


Teeth
Le rebasage signifie le renouvellement total de la base d’une prothèse en vue de sa meilleur adaptation à tout les tissus.
Il convient de distinguer le rebasage du remarginage des bords.
Indications du rebasage :
- amélioration de la valeur mécanique et fonctionnelle d’une base prothétique qui à perdue avec le temps son adaptation mécanique mais satisfaisante du point de vue esthétique.
- suite à une résorption osseuse physiologique, appareillage juste après l’extraction.
- résorption pathologique due à l’existence de maladie à caractère évolutif (diabète).
- rendre plus stable et plus confortable une prothèse très ancienne appartenant à un patient très âgé (un infirme).
- répartir la D.V.O correctement.
- pour modifier le niveau du P.O.P.
- dans le cas de base poreuse.
Contres indications :
- une prothèse peu esthétique.
- la grande instabilité de la prothèse.
- une grave erreur d’occlusion.
La technique :
Technique directe à la résine auto :
Elle se réalise à titre exceptionnel de manière très rapide car réalisée en bouche, elle présente des inconvénients liées à la résine qui peut brûler la muqueuse, elle peut indisposer le malade d’une allergie au monomère.
Des porosités qui apparaissent dans le temps entraînent des micro anfractuosités pouvant retire les aliments et déclancher des maladies tel que les mycoses, et entraîner la mauvaise haleine, il aura une mauvaise union entre les deux résines.
Technique indirecte :
- faire une empreinte analytique (secondaire) de réadaptation anatomo-fonctionnelle.
- le remarginage des bords de la prothèse avant le rebasage avec la pâte de Kerr (postérieur, latéral, vestibulaire, antérieur).
Il se fait comme une empreinte secondaire :
- couler l’empreinte au laboratoire.
- retirer le matériel de l’intrados.
- faire une mise en articulateur.
- faire un montage correct (l’occlusion en articulé de Tench).
- réajuster la plaque basse.
- finir la cire, et faire la mise en moufle.
- faire la polymérisation et faire la finition

La prothèse immédiate

La prothèse immédiate
Il s’agit d’une prothèse transitoire (ou provisoire) conçue avant les extractions et insérée juste après celle-ci.
L’objectif :
- le remplacement sans transition des organes dentaires.
- la préservation de l’aspect esthétique.
- la conservation de la DVO primitive.
- la préservation de la phonation.
- l’amélioration du processus de cicatrisation et l’ostéogenèse.
Les indications :
- la position sociale.
- la vie affective : le patient trouvera toujours humiliante et dégradante la période d’édentation.
- l’âge : les jeunes sont beaucoup plus pressés que les vieux.
- les circonstances particulières : les fêtes, les mariages.
Les contres indications :
- une santé défaillante : cardiopathie, affection sanguine, diabète.
- la présence de foyers infectieux.
Avantages :
- la conservation de l’intégrité des structures musculaires et articulaires.
- la préservation de l’ATM.
- l’adaptation à la prothèse définitive.
- éviter la résorption.
Inconvénients :
- le coût et le temps de réalisation élevé.
- des rebasages fréquents.
Technique de réalisation de la prothèse immédiate :
- prise d’empreinte préliminaire à alginate, et la coulée au laboratoire : elle permet de conserver les documents prés extractionnels POP, DVO, RC, forme et dimension des dents.
- empreinte secondaire : confectionner un PEI, et on met sur les dents un peut de cire puis de la résine au dessus.
- prise d’empreinte de travail.
- ajustage du PEI.
- faire un joint périphérique.
- prise d’empreinte avec un matériau plastique au tiochol, éviter la pâte à oxyde de zinc eugénol.
- la coulée de l’empreinte, la confection des bourrelets d’occlusion, prise d’occlusion, DVR, DVO, et le montage des dents.
- la préparation du patient : une antibiothérapie la veille puis le mettre sous hémostatique.
- construction de la prothèse au laboratoire : le but est de supprimer les dents naturelles existantes sur le modèle et de les remplacer par des dents artificielles et de transférer la maquette ainsi obtenue en une prothèse bien finie.
En clinique on fait des extractions avec régularisation des septums et élimination des épines saillantes, on peut utiliser un produit de mise en condition tissulaire, et sutures.
Mettre la prothèse en bouche.
Les doléances :
- ne pas retirer la prothèse les premières 24 heures.
- mettre de la glace les premières heures.
- prendre des sédatifs s’il à mal.
- une nourriture liquide.
- 24 heures après retirer la prothèse avec précaution, elle sera lavée avec du sérum, et la surface d’appuie sera examinée et dépourvue de pansement qui sera remplacé par le matériau de mise en condition tissulaire.
La prothèse immédiate constitue un procédé de choix pour réduire au minimum le difficile passage de l’édentement partiel à l’édentement total, elle accélère la cicatrisation et permet l’adaptation rapide à la nouvelle prothèse

Rebasage en prothèse totale


Teeth
Le rebasage signifie le renouvellement total de la base d’une prothèse en vue de sa meilleur adaptation à tout les tissus.
Il convient de distinguer le rebasage du remarginage des bords.
Indications du rebasage :
- amélioration de la valeur mécanique et fonctionnelle d’une base prothétique qui à perdue avec le temps son adaptation mécanique mais satisfaisante du point de vue esthétique.
- suite à une résorption osseuse physiologique, appareillage juste après l’extraction.
- résorption pathologique due à l’existence de maladie à caractère évolutif (diabète).
- rendre plus stable et plus confortable une prothèse très ancienne appartenant à un patient très âgé (un infirme).
- répartir la D.V.O correctement.
- pour modifier le niveau du P.O.P.
- dans le cas de base poreuse.
Contres indications :
- une prothèse peu esthétique.
- la grande instabilité de la prothèse.
- une grave erreur d’occlusion.
La technique :
Technique directe à la résine auto :
Elle se réalise à titre exceptionnel de manière très rapide car réalisée en bouche, elle présente des inconvénients liées à la résine qui peut brûler la muqueuse, elle peut indisposer le malade d’une allergie au monomère.
Des porosités qui apparaissent dans le temps entraînent des micro anfractuosités pouvant retire les aliments et déclancher des maladies tel que les mycoses, et entraîner la mauvaise haleine, il aura une mauvaise union entre les deux résines.
Technique indirecte :
- faire une empreinte analytique (secondaire) de réadaptation anatomo-fonctionnelle.
- le remarginage des bords de la prothèse avant le rebasage avec la pâte de Kerr (postérieur, latéral, vestibulaire, antérieur).
Il se fait comme une empreinte secondaire :
- couler l’empreinte au laboratoire.
- retirer le matériel de l’intrados.
- faire une mise en articulateur.
- faire un montage correct (l’occlusion en articulé de Tench).
- réajuster la plaque basse.
- finir la cire, et faire la mise en moufle.
- faire la polymérisation et faire la finition.

La prothèse immédiate

La prothèse immédiate
Il s’agit d’une prothèse transitoire (ou provisoire) conçue avant les extractions et insérée juste après celle-ci.
L’objectif :
- le remplacement sans transition des organes dentaires.
- la préservation de l’aspect esthétique.
- la conservation de la DVO primitive.
- la préservation de la phonation.
- l’amélioration du processus de cicatrisation et l’ostéogenèse.
Les indications :
- la position sociale.
- la vie affective : le patient trouvera toujours humiliante et dégradante la période d’édentation.
- l’âge : les jeunes sont beaucoup plus pressés que les vieux.
- les circonstances particulières : les fêtes, les mariages.
Les contres indications :
- une santé défaillante : cardiopathie, affection sanguine, diabète.
- la présence de foyers infectieux.
Avantages :
- la conservation de l’intégrité des structures musculaires et articulaires.
- la préservation de l’ATM.
- l’adaptation à la prothèse définitive.
- éviter la résorption.
Inconvénients :
- le coût et le temps de réalisation élevé.
- des rebasages fréquents.
Technique de réalisation de la prothèse immédiate :
- prise d’empreinte préliminaire à alginate, et la coulée au laboratoire : elle permet de conserver les documents prés extractionnels POP, DVO, RC, forme et dimension des dents.
- empreinte secondaire : confectionner un PEI, et on met sur les dents un peut de cire puis de la résine au dessus.
- prise d’empreinte de travail.
- ajustage du PEI.
- faire un joint périphérique.
- prise d’empreinte avec un matériau plastique au tiochol, éviter la pâte à oxyde de zinc eugénol.
- la coulée de l’empreinte, la confection des bourrelets d’occlusion, prise d’occlusion, DVR, DVO, et le montage des dents.
- la préparation du patient : une antibiothérapie la veille puis le mettre sous hémostatique.
- construction de la prothèse au laboratoire : le but est de supprimer les dents naturelles existantes sur le modèle et de les remplacer par des dents artificielles et de transférer la maquette ainsi obtenue en une prothèse bien finie.
En clinique on fait des extractions avec régularisation des septums et élimination des épines saillantes, on peut utiliser un produit de mise en condition tissulaire, et sutures.
Mettre la prothèse en bouche.
Les doléances :
- ne pas retirer la prothèse les premières 24 heures.
- mettre de la glace les premières heures.
- prendre des sédatifs s’il à mal.
- une nourriture liquide.
- 24 heures après retirer la prothèse avec précaution, elle sera lavée avec du sérum, et la surface d’appuie sera examinée et dépourvue de pansement qui sera remplacé par le matériau de mise en condition tissulaire.
La prothèse immédiate constitue un procédé de choix pour réduire au minimum le difficile passage de l’édentement partiel à l’édentement total, elle accélère la cicatrisation et permet l’adaptation rapide à la nouvelle prothèse

Rebasage en prothèse totale

Teeth
Le rebasage signifie le renouvellement total de la base d’une prothèse en vue de sa meilleur adaptation à tout les tissus.
Il convient de distinguer le rebasage du remarginage des bords.
Indications du rebasage :
- amélioration de la valeur mécanique et fonctionnelle d’une base prothétique qui à perdue avec le temps son adaptation mécanique mais satisfaisante du point de vue esthétique.
- suite à une résorption osseuse physiologique, appareillage juste après l’extraction.
- résorption pathologique due à l’existence de maladie à caractère évolutif (diabète).
- rendre plus stable et plus confortable une prothèse très ancienne appartenant à un patient très âgé (un infirme).
- répartir la D.V.O correctement.
- pour modifier le niveau du P.O.P.
- dans le cas de base poreuse.
Contres indications :
- une prothèse peu esthétique.
- la grande instabilité de la prothèse.
- une grave erreur d’occlusion.
La technique :
Technique directe à la résine auto :
Elle se réalise à titre exceptionnel de manière très rapide car réalisée en bouche, elle présente des inconvénients liées à la résine qui peut brûler la muqueuse, elle peut indisposer le malade d’une allergie au monomère.
Des porosités qui apparaissent dans le temps entraînent des micro anfractuosités pouvant retire les aliments et déclancher des maladies tel que les mycoses, et entraîner la mauvaise haleine, il aura une mauvaise union entre les deux résines.
Technique indirecte :
- faire une empreinte analytique (secondaire) de réadaptation anatomo-fonctionnelle.
- le remarginage des bords de la prothèse avant le rebasage avec la pâte de Kerr (postérieur, latéral, vestibulaire, antérieur).
Il se fait comme une empreinte secondaire :
- couler l’empreinte au laboratoire.
- retirer le matériel de l’intrados.
- faire une mise en articulateur.
- faire un montage correct (l’occlusion en articulé de Tench).
- réajuster la plaque basse.
- finir la cire, et faire la mise en moufle.
- faire la polymérisation et faire la finition

lundi 5 décembre 2011

V. Conclusion

-        en réalité très complexe associant de nombreux facteurs environnementaux et temporels ;
-        La pathologie des dérivés ectomésenchymateux des CNC permet d’approcher la pathogénie des syndromes malformatifs crânio-faciaux.

I. Introduction

L’équilibre neuro-musculaire est déterminé par des masses musculaires (sous la dépendance du système nerveux), qui exercent des forces antagonistes dont la résultante est nulle ;
-        L'ENM existe au repos et en fonction ;
-        L’environnement musculaire est très important du fait de son rôle morphogénétique sur les structures osseuses et alvéolo-dentaire ;
-        Un déséquilibre est un équilibre ;
-        En ODF, il intervient :
o      dans le diagnostic étiologique ;
o      dans la thérapeutique (notamment fonctionnelle) ;
o      dans le pronostic (stabilité de traitement).
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IV. Crête neurale et malformations de l’extrémité céphalique

La participation des cellules des CNC à l’édification du massif crânio-facial se conçoit en 4 étapes :
o      1) Formation des CNC ;
o      2) Migration des cellules des CNC au sein du bourgeon frontal ;
o      3) Prolifération cellulaire au sein du mésoderme facial ;
o      4) Différenciation cellulaires.
-        Des perturbations peuvent survenir à chacune de ces étapes à tous les degrés.
IV.1    Défaut de formation des CNC
IV.1.1    Anomalies de la CN proencéphalique ou ophtalmique
-        La CN proencéphalique sert le développement :
o      du BNF médian ó ébauche des structures médianes et para-médianes de la face (front, région inter-orbitaire, nez, philtrum, prémaxillaire, palais antérieur) ;
o      du mésenchyme préchordal ó ébauche du squelette de la base du crâne antérieur + inducteur de la fermeture du neuropore antérieur et dans la constitution du proencéphale.
-        è malformations directes médiane de la face, de l’étage antérieur de la base du crâne et indirectes (induction) du cerveau antérieur ;
-        La CN proencéphalique est la plus antérieure => pas de régulation par les autres CN => sensibilité ++ aux agents toxiques, physiques, métaboliques, génétiques ;
-        Ce segment est relativement étroit => population cellulaire importante dans un intervalle de temps très court, migration très courte => peu d’impact des agents perturbant la migration ;
-        Explique les dysplasies du BNF ;
-        è Pathologies :
o      Les dysplasies fronto-naso-prémaxillaires :
§       L’holoproencéphalie alobaire ;
§       L’holoproencéphalie lobaire ;
§       L’holoproencéphalie semi-lobaire ;
§       L’hypotélorisme est un excellent signe d’appel pour la détection des holoproencéphalies.
o      Le défaut de fermeture du neuropore antérieur :
§       Les encéphaloméningocèles ;
§       Les kystes et fistules congénitales du dos du nez.
IV.1.2    Anomalies des CN mesencéphalique et rhombencéphalique
-        Beaucoup moins touchés par les anomalies de formation car régulation par les segments adjacents de la CN.
IV.2    Défaut de prolifération des cellules des CNC
IV.2.1    Défauts de coalescence et fusions des bourgeons péristomodeaux
-        Les bourgeons mésodermiques confluent les uns vers les autres ;
-        Résorption de l’ectoderme des zones de contact et coalescence = mesodermisation ;
-        Tout défaut de prolifération des cellules des CN aboutit à un défaut de fusion des bourgeons ;
-        Il existe 3 mécanismes possibles :
1)     Défaut de fusion de bourgeons sous-développés par défaut de migration isolée ;
2)     Défaut de fusion de bourgeons sous-développés par défaut de migration et de prolifération ;
3)     Absence de rupture du pont ectodermique siégeant entre les bourgeons ;
4)     Tout à la fois.
-        Les défauts de fusion siègent alors :
o      Entre les BNI et BMx : fente labio-maxillaire uni- ou bi-latérale ;
o      Entre les BNE, BNI et BMx ;
o      Entre les BMx et BMd ;
o      Entre les BMx et BNF ;
o      Entre les BMd.
IV.2.2    Hyper- et hypoplasie faciales
-        Troubles de la prolifération => défaut de symétrie faciale, hémiatrophie, hypercondylie ;
-        Syndrome de BINDER (BNF) ou syndrome de FRANCESCHETTI (BMx) ;
-        Peu atteindre le squelette, les parties molles ou parfois les dents ;
-        L’insuffisance de prolifération peu toucher 1 ou ++ bourgeons, 1 contingent cellulaire différencié ;
-        Pour le BNF : contingent cartilagineux sous développé => syndrome de BINDER (brachyprémaxillie) ;
-        Pour le BMx : contingent ostéoblastique sous développé => syndrome de FRANCESCHETTI (hypoplasie zygomatico-malaire bilatérale, hypoplasie musculaire du masseter parfois du temporal ;
-        Pour le BMd : contingent cartilagineux => absence du pavillon de l’oreille, marteau, enclume, cartilage de Meckel avec agnathie membraneuse. Le contingent ostéoblastique => acondylie pure ou hypoplasie mandibulaire dans les formes mineures.
IV.2.3    Troubles de la différenciation des dérivés des CNC
-        Les cellules des CNC se différencient en os membraneux, enchondral, cartilage, muscles, dents, … ;
-        è Anomalie => troubles localisés ou généralisés, simples ou complexes de :
·       L’ossification : absence d’une suture membraneuse, acondylie, agnathie, ostéodysplasies, cranio-facio-sténoses, … ;
·       La chondrification ;
·       La dentinogenèse ;
·       …
IV.2.4    Odontoblastes et CNC
-        Ablation bilatérale des CN => réduction voir absence de dents ;
-        L’édification du germe dentaire est le produit des interactions épithélio-mésenchymateuses successives et réciproques : Les cellules des CN induisent la prolifération des cellules de l’épithélium et leur différenciation en pré-adamantoblastes qui induisent à leur tour la transformations des cellules de la CN en pré-odontoblastes qui se transforment à leur tour en odontoblastes qui fabriquent de la dentine. Puis induction réciproques sur les adamantoblastes pour synthétiser l’émail.
-        Pathologies :
o      Hypodontie ;
o      Anodontie ;
o      Ectopies dentaires (intracondylienne, coronné, base du crâne, plancher de l’orbite, …) ;
o      Dentinogenèse et amélogenèse imparfaites (induction) ;
o      Microdontie, macrodontie (hypertrophies faciales) ;
o      Monstruosités dentaires et dents géminées

II. Rappel embryologique : formation et destinée des CN

II.1    Formation des CN
-        oeuf fécondé se segmente en 2, 4, 16 cellules = blastomères ;
-        apparition d’une cavité = blastocyste ;
-        passage des stades morula, blastula, gastrula ;
-        établissement des 3 feuillets primordiaux :
o      entoblaste : épithélium du tube digestif et de l’arbre respiratoire ;
o      ectoblaste : SN et revêtement épidermique ;
o      mésoblaste ou chordomésoblaste : squelette, musculature, tissus conjonctif, appareil cardio-vasculaire, reins, … ;
-        neurula : ségrégation, différenciation, migrations cellulaires par induction :
o      17ème jour : chordomésoblaste induit à partir de l’ectoblaste sous-jacent le tissus neuroblastique ;
o      ectoblaste forme alors l’épiblaste à l’origine de l’épiderme ;
o      neuroblaste forme la plaque neurale qui se transforme en gouttière puis en tube neural à l’origine de l’encéphale et de la moelle. Des groupes cellulaires s’en détachent pour former les crêtes neurales céphaliques et troncales.
II.2    Individualisation des CNC et CNT
-        CN = au début une couche unicellulaire entre tube neural et épiblaste ;
-        Rapidement : fragmentation et constitution de CNC et CNT.
II.2.1    Les CNT
-        4ème semaine : fragmentation de la CN concomitant de la fragmentation du mésenchyme somitique, d’origine mésoblastique ;
-        Dans chaque somite : 1 amas cellulaire dérivé de la CN et ayant migré par le courant médio-ventral ;
-        Ces cellules neurectoblastiques intrasomitiques ó les ébauches ganglionnaires spinales.
II.2.2    Les CNC
-        Les CN sont répartis en 3 massifs cellulaires liés aux ébauches des placodes ectodermiques ;
-        A la 4ème semaine, on peut voir :
o      La crête neurale trigéminée :
§       La plus rostrale. Niveau mesencéphalique ;
§       La plus large ;
§       Se perd latéralement dans le mésenchyme du 1er arc ;
§       En relation avec la placode trigéminale.
o      La crête neurale facio-acoustique :
§       A la partie optique du rhombencéphale ;
§       Se perd latéralement dans le mésenchyme de la région optique ;
§       En relation avec la placode trigéminale ;
o      Les crêtes neurales glosso-pharyngée et vagale :
§       A la partie post-otique du rhombencéphale ;
§       Au début confondues, elles se séparent ;
§       En relation avec les placodes faciale et acoustique ;
-        5ème semaine : cellules des CNC se rassemblent en 2 colonnes bilatérales qui s’étendent ventro-latéralement. Permet de s’associer ++ au mésenchyme des arcs branchiaux et de donner naissance, en association avec les placodes, aux nerfs :
o      CN trigéminale et 1er arc ;
o      CN facio-acoustique et 2ème arc ;
o      CN glosso-pharyngée et 3ème arc ;
o      CN vagale et 4ème arc ;
-        6ème semaine : transformation des CNC jusqu’à individualisation des nerfs correspondants ;
-        Les cellules dérivées des CN vont subir et fournir des inductions nombreuses et complexes depuis leur individualisation, durant leur migration, à la fin de leur migration ;
-        L’ébauche embryonnaire passe par successivement un état indifférencié, à un stade de prédifférenciation (ou de détermination) et un état différencié ;
-        L’induction primaire (par le chordomésoblaste) entraîne une restriction de potentialité mais aussi la possibilité d’acquérir une diversité de phénotypes très importante ;
-        Les substances inductrices vont agir au niveau des gênes de structures des cellules de la CN, sous le contrôle de gênes régulateurs par inductions réciproques (réaction en chaîne), ordonnancée par des mécanismes de contrôle génétique (facteurs intrinsèques) modifiés par des facteurs épigénétiques (facteurs extrinsèques : environnement) ;
-        La migration terminée, les cellules des CN se retrouvent distribuées dans tout l’embryon selon 3 modalités :
o      1) : cellules dispersées au niveau de surfaces épithéliales (épiderme, intestin, …) ou le long de structures vasculo-nerveuses ;
o      2) : agrégées en des structures cohésives (ganglion ou plexus) ;
o      3) : elles constituent elles-mêmes un tissus mésenchymateux lâche (massif facial

III. CNC et morphogenèse céphalique du squelette cranio-facial

III.1    Régionalisation des CNC
-        A chaque région de la CN correspond rigoureusement des parties déterminées du crâne ;
-        La CNC rhombencéphalique est à l’origine du squelette crânio-facial.
III.2    Voies de migration des cellules des CNC
-        Etude chez le poulet (LE LIEVRE) et pareil pour amphibiens et petits mammifères :
o      Migration entre l’ectoderme et le mésoderme sous-jacent ;
o      Arrangement compact au départ puis se retrouvent isolées et entourées d’une matrice amorphe ;
o      Puis augmentation de volume +++ (acide hyaluronique +++).
-        Il existe 2 courants de migration : facial et branchial :
o      Envahissement de la face :
§       Au contact de l’ébauche oculaire, une coulée postéro-inférieure pour les 2/3 inférieur de la face ;
§       Pareil pour l’ébauche olfactive ;
o      Envahissement des différents arcs branchiaux :
§       Apparaissent sur la face externe des différents arcs, entre l’ectoderme et le mésoderme sous-jacent ;
§       Puis envahissent les masses mésodermiques branchiales ;
III.3    Rôle des CN dans la morphogenèse cranio-faciale
-        Les expériences d’excision de CNC montrent que :
o      L’ablation de la CN proencéphalique => absence de bourgeon fronto-nasal ;
o      L’ablation de la CN mesencéphalique => absence de mandibule ;
o      L’ablation de la CN rhombencéphalique => un raccourcissement de la région cervicale par carence mésenchymateuse au niveau des 3ème et 4ème arcs.
-        Le mésoderme facial entourant le stomodeum va donc être envahi pas ces coulées cellulaires neurectodermiques + leur prolifération => formation des bourgeons faciaux ;
-        Puis fusion des bourgeons faciaux ;
-        La CNC est régionalisée et, à chaque segment neural correspond une pièce squelettique.
III.4    CN et mésenchyme céphalique
III.4.1    Dérivés mésenchymateux des CNC
-        L’ablation de CN => une extrême réduction du mésenchyme céphalique ;
-        Le derme facial et cervical :
o      Les cellules dérivées des CNC constituent le derme de la face et des régions ventro-latérales du cou ;
o      Régions dorsales crânienne et cervicale ne sont pas d’origine neurectodermique ;
-        Le tissu conjonctif facial et cervical :
o      Conjonctif lâche du plancher buccal, de la langue et de la face latéro-ventrale du cou ;
o      Rien en arrière de la chorde dorsale ;
-        Les arcs aortiques ;
-        Les muscles striés cervico-faciaux :
o      Invasion du mésoderme somitique par les cellules mesectodermiques ;
o      Les cellules des CN se différencient, en plus des cellules du mésoderme, en cellules musculaires striées.
III.5    Conclusion
-        Edifié à partir des feuillets embryonnaires, et en particulier des CNC, le massif facial est l’aboutissement d’une suite de croissances, de migrations et de différenciations cellulaires ;
-        La coordination rigoureuse, dans le temps et dans l’espace, dépend principalement du phénomène d’induction, processus par lequel un groupement cellulaire "inducteur" provoque la différenciation d’un autre groupe cellulaire "compétent" ;
-        Il est donc possible de diviser le massif facial, embryonnaire et définitif en fonction du territoire d’origine des cellules neurectodermiques envahissant le bourgeon facial primitif d’origine mésodermique :
-        
Territoires d’origine
au niveau de la CN
 
Struct. faciales embryonnaires
 
Struct. définitives de la face
Ophtalmique (proencéphalique)
 
Bourgeon fronto-nasal
 
Struct.
médianes et paramédianes
MxllR et MdblR (més- et rhombencéphalique)
 
1er et 2ème arcs branchiaux
 
Struct. latérales

II. Théorie de la matrice fonctionnelle

     Basée sur les idées de ROUX et WOLFF et repris par IZARD :
1)     l'excitation fonctionnelle donne sa forme à l'os ;
2)     toute modification en intensité ou en direction de la force entraîne une déformation de la forme extérieure et de l'architecture interne de l'os.
-        MOSS (1968) : la tête est une structure composite, siège de plusieurs fonctions. Chacune d'elles est réalisée par un groupe de tissus mous, soutenus et protégés par des tissus durs ;
-        La Composante Crânienne Fonctionnelle (CCF) est une entité anatomo-fonctionnelle dont la mission est d'exercer une fonction. Chacune est composée :
1)     d'une matrice fonctionnelle ;
2)     d'une unité squelettique

I. Introduction

Les neurocristopathies désignent l’ensemble des affections évolutives ou fixées liées à un développement disharmonieux des dérivés des CN.

I. Introduction

-        Avant : croissance dépend essentiellement des gènes et donc pas possible de corriger un schéma de croissance ;

-        Maintenant : MOSS : concept de matrice fonctionnelle place les gènes au "2nd plan" et il est donc possible de modifier le schéma de croissance.

IX. Pronostic


IX.1    Sans traitement
-        dysfonction de l’ATM ;
-        problèmes parodontaux ;
-        abrasions dentaires.
IX.2    Avec traitement
-        pendant le traitement : rhizalyses lors de l’ingression ;
-        après traitement perturbation de l’esthétique par les extractions dans cas grave ;
IX.3    Facteurs de récidives
-        hyperactivité musculaire ;
-        angle inter-incisif trop ouvert ;
X.    Conclusion
-        Cl. II div. 2 n’est pas unique ;
-        Savoir la reconnaître très tôt ;
-        Elle => des dysfonctions de l’ATM, abrasions, … ;
-        C’est grâce à une plus grande précision dans la connaissance des atteintes des différents éléments crânio-faciaux que nous pourrons choisir les moyens thérapeutiques les plus appropriés (notamment analyse architecturale de DELAIRE mieux que ANB), de les appliquer aux meilleurs moments, de connaître exactement les limites de leur champ d’application évitant ainsi tout acharnement thérapeutique au profit d’une solution plus judicieuse

VIII.2 Denture mixte

·       Rééducation de la posture linguale ;

·       Phase orthopédique (thérapeutique fonctionnelle) pour libérer la croissance mandibulaire après la levée des verrous occlusaux (vestibuler les incisives supérieures) ou FEO antéro-postérieure au maxillaire si promaxillie ;

·       Eviter les extractions (plaque ou lip-bumper pour maintenir le Lee Way à la mandibule, recul des 6 au maxillaire par FEO) ;

·       Phase orthodontique